lundi 22 mai 2023
Les éboueurs de mon quartier m'ont consolée ! La tante Zelda si gentille ! Le cinéma ! L'éléphant qui trompe énormément...
jeudi 11 mai 2023
Deux documentaires : "Sur l'Adamant", de Nicolas Philibert - "L 'Amitié" d'Alain Cavalier, mes deux immenses cinéastes préférés de tous les temps !!! D'autres vues dans les balades parisiennes...
T'as vu le dernier docu de Philibert ? Tu peux courir, pourvu que tu trouves une place... Je disais ça à une amie, bien sûr il restait des places, c'est moi qui cours plus vite que la musique...
Nicolas Philibert, je le connais depuis très longtemps... Avec son documentaire "La Ville Louvre (1990)", il fait le tour du Musée du Louvre, repérage des belles choses, dont il s'approche avec délicatesse. Dans tous ses films, l'émotion vous attend au tournant : il nous donne à voir, à entendre, la vie ordinaire des gens, des animaux, des choses, aves sa sensibilité, impossible de ne pas être touché très vite, embarqué, pas d'explication de textes, d'images superflues, il suffit de le suivre, de regarder les visages, les gestes, écouter, prendre ce temps indispensable à l'observation. Dans chacun de ses films l'humanité est extrême, je pleure, c'est normal, je participe à sa façon de vous montrer l'existence du particulier, du banal, tout sous son œil devient extraordinaire, la beauté est là... Il touche profondément ceux qu'il captive...
Une fois, dès le début de son merveilleux docu "La moindre des choses (1996)" : tous les ans, résidents et soignants de la clinique psychiatrique de La Borde se rassemblent pour préparer une pièce de théâtre qu'ils joueront le 15 aout. En 1995, ils ont choisi d'interpréter "Opérette", de Gombrowicz. Au fil des répétitions avec, les pensionnaires et une vraie troupe de théâtre, le réalisateur capte avec tendresse les hauts et les bas de l'aventure, les difficultés des apprentissages, les joies de la réussite finale, rencontre avec des amateurs et des professionnels. Mais au-delà du théâtre, il raconte la vie à La Borde, celle de tous les jours. J'ai pleuré dès le premier plan, on y voyait une pensionnaire chanter dans le parc de la Borde, entre les arbres d'une allée, le célèbre air de l'Opéra de Gluck Orphée et Eurydice "J'ai perdu mon Eurydice". Cette aria est tellement poignante, je l'aime depuis toujours, depuis que je suis petite, plus j'ai grandi, plus j'ai avancé dans ma vie, plus j'ai compris les douleurs et les tristesses qu'il exprimait pour moi... Chaque note me correspond, aujourd'hui encore !
dimanche 30 avril 2023
Les éventails de Hutagawa Hiroshige au musée Guimet ! Et la petite folie de mon ami !
samedi 22 avril 2023
Les ateliers Gustave Moreau (Musée National)... (2)
vendredi 7 avril 2023
Œuvres croisées des peintres : Jean-Jacques Henner et Guillaume Dubufe ... Mon atelier minuscule... (1)
Jean-Jacques Henner est un peintre français, né à Bernwiller (Haut-Rhin) le , et mort à Paris 9e le .
Auteur d’une œuvre abondante présentée dans de nombreux musées, il a une réputation de portraitiste et de dessinateur apprécié de son vivant. Il est surtout connu pour ses nombreux nus féminins aux chairs pâles, à la chevelure rousse et aux poses alanguies. Il est resté toute sa vie à l’écart des évolutions artistiques de son époque. Ses tableaux les plus connus, L’Alsace. Elle attend ou Fabiola, datent des années 1870 à 1890. En 1889, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts (Wikipedia). Une belle carrière en somme, couvert d'honneurs, Prix de Rome, membre de l'Institut, médaillé dans les salons, acheté par l'État, il a réalisé plus de 400 portraits dont beaucoup sont des commandes.
Cet hôtel particulier de plusieurs étages (19e siècle) était la demeure et l'atelier du peintre Guillaume Dubufe (1853-1909) qui l'avait racheté au peintre Roger Jourdain. L’hôtel particulier permet à Dubufe de mettre en scène ses œuvres et ses collections dans un cadre témoignant également de son savoir-faire de décorateur d’intérieur, et de son goût. C'est donc lui-même qui se charge de décorer sa maison et de faire couvrir le jardin pour en faire un jardin d’hiver. Sans être des intimes, les deux peintres se connaissaient et Henner était parfois invité à dîner chez Dubufe, au 43 avenue de Villiers.
La liaison entre les deux peintres s'est faite immédiatement dans mon cerveau, car j'avais admiré un merveilleux tableau de Guillaume Dubufe (en décembre dernier au musée d'Orsay) de Rosa Bonheur en majesté !
Rosa Bonheur -1857 - Guillaume Dubufe (1853-1909)
Les couleurs sont magnifiques et au loin, le tableau si connu en son temps : L'Alsace. Elle attend.
J'ai cherché, comme l'or des giroles en forêt, un tableau, j'ai cherché... Et j'ai fini par trouver...
Comme je me suis retrouvée seule, assise sur les banquettes en velours, j'ai regardé autour de moi, longuement, et j'ai trouvé toutes ces œuvres bien convenues, pas l'ombre d'un attachement pour aucune d'entres elles, seule l'atmosphère de cet endroit était merveilleuse, la grande véranda drapée d'un rideau blanc projetait une lumière douce... Je suis restée envoûtée par ce bel endroit... Entièrement mis en scène, je suppose, et bien restauré... Les œuvres de Jean-Jacques Henner (qui avait son atelier Place Pigalle) bénéficient donc du décor de Dubufe et des restaurations successives...
J'ai refait plusieurs fois la visite de chaque pièce, lentement, quittant à regret Jean-Jacques Henner bien servi par l'environnement de Guillaume Dubufe...
Rien ne manque à ce lieu pour que la grâce et la beauté opèrent, comme par magie, sur les visiteurs, amateurs ou non, des œuvres de Jean-Jacques Henner... Ainsi, les deux peintres Dubufe au décor, et Henner aux œuvres picturales, garderont pour longtemps, à nos yeux, des destins croisés !
Mon petit atelier de perles :
Pas de jardin d'hiver, ni escaliers, pas de banc moelleux en velours, pas d'atelier grandiose... Juste un petit coin de table... Pour installer mes paquets de perles et mes ustensiles d'enfilage...
Le petit dernier, bien sûr mon préféré (avril 2023)
Août 2022
Création de 2008, les grandes perles venaient de Venise
Je ne peux plus trouver de perles aussi belles à Paris, depuis 2008 beaucoup de marchands n'existent plus à Paris. Au cours de mes séjours vénitiens, je m'approvisionnais directement à Murano ou a Venise même, aujourd'hui je travaille encore sur ces petits objets de passementerie, j'ai simplifié leurs arrangements, faute de matériel à la hauteur, mais le plaisir reste intact, faisant des petits cadeaux à tire-larigot... À mes proches, aux amis... Si les perles sont moins précieuses et variées, je travaille sur les assemblages de couleurs avec des perles irrégulières venues de Chine, je perfectionne ma technique... En écoutant la radio et en buvant du thé. Le téléphone ne me dérange jamais quand il sonne, bien au contraire, j'ai juste à poser devant moi 2 grammes de perles en attente. Je suis obligée quelquefois de tirer le rideau pour que le soleil n'éblouisse pas l'ordre des couleurs...
Mes amis, si la onzième manifestation contre la réforme des retraites ne fonctionne pas, attendons la douzième...
Prenez soin de vous, la contamination de la Covid 19 reste quand même à 10 000 par jour... Moi, je porte le masque dans les transports en commun...













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