samedi 7 mai 2011

Les cours du Marais...


L'ange du Marais au métro Arts et Métiers, qui veille...

Il faisait si beau, je me suis dit, si j'allais faire un petit safari photo dans le Marais, mais pas n'importe où, le Marais c'est grand et mon genou droit me taquine, j'ai visé juste l'endroit de mon enfance, j'avais de quoi faire, entre les stations de métro Temple et Arts et Métiers. Quand il faut tout revisiter c'est long et épuisant. Je m'arrêtais à chaque grande porte, mais avec les digicodes pas moyens de pénétrer, j'appuyais donc au hasard, quelque fois ça s'ouvrait tout seul, quelque fois non, et je passais mon chemin.

Le beau Combas rue des Haudriettes

Le mur peint depuis plus de 20 ans rue Béranger... Toujours vivant


Le petit coup d'oeil miroitant à Einstein, par un amateur ?


Le grand mur dans le grand trou de la rue des Haudriettes

J'ai eu l'idée d'allers photographier ces deux ou trois murs peints que je connaissais, dont un très vieux, celui de la rue Béranger, voyez ce qu'il en reste, et par ici la visite, regardons un peu comment le quartier évolue. À la place de ce grand mur (État des lieux), il y avait là tout un tas de petits immeubles, un épicier où j'allais chercher le lait... Frais. Maintenant, c'est un petit square grand comme un mouchoir de poche, totalement asphyxié par les voitures qui passent le long de tous ses côtés.

La carcasse du carreau du Temple

Mon petit tour de quartier tourne autour du carreau du Temple, qui aujourd'hui est entièrement désossé, ne reste debout que l'ossature en fonte. Ce grand marché, réservé à la vente de vêtements, avait eu un succès populaire énorme pendant les années 1950/1970. La construction datait du début du siècle et a été plusieurs fois démolie, remaniée... Depuis le 18e siècle, sa vocation avait toujours été le commerce. Maintenant le projet de la Mairie est d'en faire un centre culturel et sportif, expositions et activités économiques y seront accueillies, l’inauguration est prévu pour 2013.

Juste à côté, il y a l'École supérieure des Arts Appliqués de la ville de Paris, qui forme des jeunes au design dans tous ses états (mode, vêtements, alimentaire, maison, etc). L'immeuble date de 1856, il est fait de belles briques, et je vois avec horreur qu'il n'y a aucune image sur le net qui montre sa belle architecture, je vais donc être obligée d'y retourner pour prendre la photo...

De très beaux cafés, très branchés, attendent les nouveaux clients qui vont forcément aller avec le nouveau projet municipal, beaucoup d'artisans et créatifs se partagent les cours, formant de véritables petites ruches.

Mon école primaire

Je suis passée devant mon école maternelle, mon école primaire, devant ma rue, dans ma cour, rien n'a changé de l'extérieur , j'explore chaque cour, chipée aux tracas des verrouillages électroniques et je suis bien récompensée, je découvre la ville comme je peux le faire à Venise, pour dénicher les beautés cachées.

Là, j'ai dû attendre pour rentrer qu'un habitant en sorte...


Rue des Quatre fils

À l'abri du monde...

Les belles entrées du 18e siècle, escaliers en pierre, rampe en fer forgé, d'époque...

Les hôtels particuliers...

Dans certaines cours, j'ai attendu un peu, que quelqu’un sorte ou entre, et je me suis glissée derrière, je suis toujours bien accueillie avec mon petit pass : "je suis née dans le quartier"... Ah ! Très bien, faites toutes les photos que vous voulez...

Mon genou ne disait pas la même chose, il criait, arrête maintenant, j'en ai assez, moi !

Mais je ne sais ce qui se passe entre le corps et l'esprit, c'est toujours l'esprit qui prend le pas sur les maux du corps, comme ça peut... Le plus longtemps qu'il peut !

J'étais à mon affaire et clic et clac, même pas le temps de m'asseoir au comptoir, pour siroter le petit noir que j'adore, pourtant il y en avait de beaux cafés dans la rue Béranger, autour de l'École des Arts Appliqués, les terrasses ombragées par les branches de marronniers, le calme et l'accueil des tables ensoleillées... Je regardais, j'incorporais les nouveaux espaces, je gommais les anciens...

Malgré mon genou qui criait, arrête un peu, je continuais à courir de tous côtés, tiens, ici on vend des vêtements, je me souviens d'une boulangerie, ici un bureau d'études, je me souviens d'un cordonnier, et là un resto de pâtes italiennes, je me souviens d'un épicier...


Charlot, pochoir qui n'existe plus aujourd'hui... Rue Charlot

Plus loin, beaucoup plus loin, l'église arménienne, au coin de la rue Charlot, cette marchande de journaux qui vendait aussi des bonbons, en transformations successives, pour devenir à son tour un superbe magasin, mais oui et ici, ici il y avait quoi ? Je ne me souviens plus de rien, mais des galeristes exposent des oeuvres à foison... Le pochoir de Charlot, rue Charlot, a disparu, badigeonné en blanc.

Dans le dédale des entrées, la cour verte, visible seulement pour les aventurier(e)s



Juste en face de ma maison d'enfance...

Il y a encore des enfants qui jouent dans la rue, les voitures passent, nombreuses, dans les cours il y a des jardins, des arbres et des fleurs, aux balcons les couleurs s'en donnent à coeur joie...


Comme Georges (Perec), je me souviens des loges de concierges, qui sont devenues des lieux de rangements, des petits ateliers, de minuscules appartements, des mystères, ces concierges qui ouvraient la porte d'entrée jusqu'à minuit et vous deviez dire votre nom en passant devant sa loge, vous imaginez ?

Je me souviens que je faisait presque le tour complet des Archives Nationales, à cloche-pied, en grimpant sur le petit rebord qui dépassait du mur, comme une guirlande de pierre, uniquement faite pour les jeux d'enfants...

Je n'avais pas fait beaucoup de route, entre mes stations de métro préférées, mais que de souvenirs allègrement m'étaient remontés à la tête, aujourd'hui, je fais la touriste éclairée... Mais mon genou crie, reste un peu tranquille, rentre à la maison, tu reviendras prendre la photo qui te manque un autre jour...

A bientôt, revenez pour la photo !

vendredi 6 mai 2011

Droit dans le mur... Les palmiers de Notre-Dame...

Les pompiers arrivent


Le héros monte à l'échelle pour sauver le chat


Ouf !

Le Pont des Soupirs parfait dans le paysage

Par un heureux hasard, j'ai rencontré d'autres murs peints à Paris, mais comme je n'ai pas pu les photographier en pied : trop grands, pas assez de recul, gêne au premier plan... J'ai donc décidé de vous les ramener en morceaux...

Le premier mur que je trouve amusant, vif et pétillant, plein d'humour, je l'ai aperçu tout près du métro Saint-Fargeau, j'ai attendu un petit moment que la voiture des jardiniers de l'immeuble s'en aille, mais rien à faire, à Paris, quand on a la chance de trouver une place, on la garde, j'ai bien tourné autour, et puis je me suis découragée, j'ai pris comme je pouvais ce sauvetage... J'ai trouvé que pour aller chercher un chat sur le Pont des Soupirs, en plein Paris, il fallait bien être héroïque comme les pompiers, le Pont des Soupirs à Paris ? Ben oui, c'est quoi qui n'est pas normal ? Voyez ... Absolument intégré au patrimoine historique... Peint depuis 10 ans (Philippe Rebuffet, 2000) il est frais comme une rose... On fait même attention de ne pas gêner le passage des chevaux...

Ensuite, j'ai filé à Notre-Dame de Paris, où j'avais appris qu'il se passait quelque chose de singulier, on avait planté 50 palmiers, des vrais, il ne fallait pas rater ça.

Derrière les barreaux...


Vite, vite, me voilà sur place, Métro Cité, je vous garantis qu'il y avait du monde, à droite, au Palais de justice, les avocats en robes noires,étaient en pleine manif (je n'ai pas su exactement pourquoi, à ma grande honte), à gauche, au pied de Notre-Dame les palmiers, le sable et l'eau, l'Oasis avait traversé la mer...

Sous les pavés, la plage...

L'Aide de l'Église en Détresse (AED) avait organisé la "Palme de la liberté" pour défendre la liberté religieuse dans le monde. Il y avait donc de jolis palmiers et une petite mare en plastique, du sable clair, chauffé par le soleil de midi, une petite estrade avec des bénévoles autour qui cassaient la croûte avec des plateaux repas, et j'ai entendu juste au moment où j'arrivais une voix dans les haut-parleurs qui disait ceci : "l'église chrétienne se meurt dans le monde, après 2000 ans d'histoire, à cause des musulmans fondamentalistes". Je ne suis pas restée longtemps pour avoir des réponses aux questions que j'avais envie de poser... Puisque c'était l'heure de la pause, mais je suis restée surprise du discours... J'ai pris mes photos et je suis partie, pensive...

L'Hôtel-Dieu bientôt fermé ?

En passant devant l'Hôtel-Dieu, j'ai voulu prendre une photo de la belle oeuvre sur toile de Claude Viallat, tendue au plafond de la salle d'accueil, comme une peau de chèvre, sur au moins 10m de longueur... Mais je n'en ai pas eu le droit, le cerbère du guichet d'accueil m'a déconcertée par son interdiction formelle de prendre la photo, comme une enfant bien soumise j'ai rengainé mon attirail... Je suis partie furieuse, non sans l'incendier à son tour...

Décidément, il y avait de l'électricité dans l'air près de la Cathédrale...

mercredi 4 mai 2011

Le musée d'histoire de la médecine... Pièce unique.


L'affiche

Encore un musée que je ne connaissais pas, je ne me souviens plus du tout où j'avais vu son nom, son adresse, mais l'envie m'est venue tout de suite d'aller y faire un tour... Métro Odéon, il fait beau, je peux même aller faire une petite balade dans les rues d'à côté, allez, je vous emmène...

Le hall d'entrée

Cet énorme bâtiment au 12 de la rue de l'école de Médecine, c'est aujourd'hui l'Université Paris Descartes (L'université des sciences de l'homme et de la santé à Paris, seule université francilienne réunissant médecine, pharmacie et dentaire), je suis passée des milliers de fois devant sans y entrer jeter un oeil.

L'escalier superbe

A l'origine, l'Académie Collège Royal de chirurgie, fut achevé en 1774, sous le règne du jeune Louis XVI, conçu par l'architecte Jacques Gondoin (1737-1818.) Jacques Gondoin était le fils du jardinier de Louis XV, qui remarqua ses qualités pour l'étude, il devint donc architecte grâce à la "bienveillance Royale".


La pièce unique

Au deuxième étage de la faculté se trouve le Musée d'histoire de la médecine, une très grande et belle salle toute boisée, construite en 1905. Au fond de la salle se trouve un escalier à double volée qui distribue une galerie qui fait le tour de la pièce. Partout des vitrines, où est exposé un important ensemble de pièces qui couvre différentes branches de l'art opératoire jusqu'à la fin du XIXe siècle, la collection la plus importante d'Europe, précise la petite brochure à 1, 50 euros.

Le tableau de Pierre-André Brouillet (1857-1914)

Jules Adler (1865-1952), transfusion de sang de chèvre

J'ai eu la grande surprise de voir, dans le grand couloir qui mène au Musée, le tableau si célèbre d'André Brouillet (1857-1914), qui s'appelle Une leçon de Charcot à la Salpêtrière (une toile de 3m sur 4,25m)... Entre les étages, quelques toiles intéressantes... Dont la transfusion.

La bibliothèque me faisait envie, mais impossible d'y entrer sans carte...

Un tas d'étudiants vont et viennent, les uns bavardent, les autres révisent, le lieu est très vivant.

Le crâne d'étude

J'ai passé là une belle heure à examiner tous ces instruments médicaux, visite passionnante, quel plaisir tout de même de pouvoir se faire soigner au 21e siècle !

Ambroise Paré

Le Musée en ce moment rend hommage à Ambroise Paré (1510-1590), dont on fête le 500e anniversaire, ce contemporain et ami de Ronsard déclarait : l’objet de la musique est de charmer Dieu, de mettre en fuite le Diable, de guérir les malades, de provoquer de l'amour.

En sortant de la faculté, j'ai fait trois petits tours aux alentours, une cour ici, un arbre-là, un mur peint... La belle journée...

La belle cour avec le lierre géant



L'arbre






Le mur peint

J'ai vu d'autres murs peints dans Paris, je vous en parle la prochaine fois, promis !

mardi 3 mai 2011

Une fois par mois, minimum !


Les tourniquets du libraire

Ma soeur et moi, nous avons décidé de passer l'après-midi ensemble, déjeuner dans un petit restaurant vietnamien, le meilleur, du côté de Belleville. Une fois par mois, c'est le minimum vital pour prendre le temps d'être ensemble, de parler, de se raconter, d'improviser des balades dans le quartier.

Une fois par mois, le rendez-vous est pris bien à l'avance, pour ne pas se rater, faute de temps, le même lieu, la même heure, les mêmes histoires ? Ça dépend de l'état du monde, pour nos histoires personnelles, c'est toujours différent, forcément en un mois, vous imaginez bien tout ce qui peut nous arriver, chaque heure, chaque jour... 30 jours, c'est long !

Une cour fleurie

Bien sûr, en dehors de nos rendez-vous, nous nous téléphonons, il faut bien se tenir au courant de nos petites santés, de notre moral, des affaires courantes... La vie passe comme un éclair, il ne faut pas perdre de temps à ne pas se parler, le coup de fil est toujours urgent et bien plaisant !

Donc ce mois-là, nous y étions, devant notre plat préféré, toujours contentes de prendre quasiment la même chose à chaque fois, c'est comme ça quand on aime, on ne change pas. En sortant du restaurant, il nous faut notre café, c'est obligatoire, ça fait partie des plaisirs du jour, à notre dernier rendez-vous, c'était son anniversaire, je lui avais dit : tu es à ma charge toute la journée, tu choisis, je paye, c'est comme ça, le jour de ton anniversaire, tu es la reine d'aujourd'hui et j'ai sorti mes petits cadeaux. Elle choisissait le bar, le plus beau, le plus rutilant, le plus sympathique, celui qui lui faisait de l'oeil d'un côté ou l'autre de la rue, entièrement libre, c'était elle l'artiste de la journée, on allait où elle voulait...

Comme ça nous avons égrené toutes nos nouvelles, les bonnes et les mauvaises, il faisait beau, un printemps léger, sans gilet, sans manteau, juste en sandales d'été, c'était bien notre chance.

Rosiers d'une cour

La cour du miracle

Allez, on va se faire la rue, et puis l'autre, et tout du long nous avons fait des découvertes époustouflantes... Des cours sublimes, j'avais mon appareil photo, du soleil, on a embarqué pour les couleurs et les lumières, les jardins, les fleurs, les oiseaux, nous n'en revenions pas, en plein Paris, il y a peut-être des champs de blé cachés ?... Et puis en sortant de ces petits coins de campagnes urbaines, nous n'avions plus qu'à cueillir ici et là, au fil de la promenade, des mangues, des ananas, pour les desserts du soir, dans les magasins des maraîchers qui exposaient tous les fruits du monde, si près du trottoir et des voitures... Achats totalement contraires à notre maxime : acheter ce qui pousse à la saison et qui n'a pas trop voyagé... Pour l'ananas et la mangue on pouvait toujours se raconter des histoires, ça ne pousse pas en région parisienne... Nous avons fait exception et rempli nos sacs... Souvent femmes varient ?

La cour de danse

Nous qui sommes nées presque à Paris, nous nous étonnons de tout, il y a toujours quelque chose de spécial à voir, à découvrir à Paris, c'est tellement grand, tellement chargé d'histoire...
Comme deux fouines, nous entrions partout où les portes étaient ouvertes, là une belle cour, là un beau jardin, là le silence de l'arrière, arrière-cour... Là, caché au fond de l'allée, au bout d'un long, long corridor de pots de fleurs et d'arbustes fleuris, ouvrait un cours de danse classique et moderne, un piano, des miroirs et des danseurs...

Comme dans Alice au pays des merveilles, nous sommes entrées à la campagne par les petites portes ou les grandes, suivez-moi, j'ai pris quelques photos incognito...

Les paradis de cours

Ne me demandez aucune adresse, j'ai perdu mon petit carnet, je n'ai rien noté, j'ai jeté un coup d'oeil clandestin...
Les murs peints

Plus loin encore, des beaux dessins sur les murs, des pochoirs, des vrais murs peints... Vraiment dans le quartier tout est bien décoré, à première vue on ne dirait pas, il faut bien regarder, dans ce corridor des petites mosaïques comme à Pompei...


La prochaine fois, c'est décidé, on revient ici, pourvu qu'il fasse beau !

dimanche 1 mai 2011

Tempête sous des crânes... De Jan Fabre.



En passant dans le quartier, j'ai poussé la porte de la Galerie Templon, qui est mon baromètre (souvent au beau fixe) de l'art contemporain...

Cette semaine il y avait Jan Fabre, le grand !


L'exposition : on y voit plusieurs gros cerveaux (céramique, résine, porcelaine ?) avec leurs lobes bien joufflus, bien innervés... Sur/sous chaque cerveau un symbole unique, comme la pensée du même nom : un crucifix, une paires d'yeux, un petit arbre, une paire de chaussures... Chaque pensée unique et son cerveau sont à l'abri sous un beau globe de verre, comme les étranges morceaux de corps humains qui trempaient dans le formol, au petit musée du couvent des cordelier. Cela me fait penser également à l'oeuvre de Damien Hirst, dont l'exposition m'avait enthousiasmée à Venise il y a quelques années, il avait exposé dans de grands volumes en verre remplis de formol, des corps d'animaux morts, découpés en rondelles... Extraordinaire impression... Devant ces natures mortes en vrai.


Mais n'ayez crainte, même sans percevoir immédiatement le sens des allégories proposées par l'artiste, son univers est tellement poétique que l'on peut regarder ses oeuvres avec ravissement, étonnement, uniquement pour la valeur esthétique, comme on regarderait n'importe quel beau paysage...

Jan Fabre en ce moment se concentre sur le cerveau humain, siège de la créativité humaine : "il concentre ses recherches sur le cerveau, morceau d'anatomie, contrepartie physique de l'intellect et siège de la créativité humaine", commente le petit papier explicatif mis à la disposition du public par la galerie. Dans une petite pièce de la galerie, une vidéo suit l'entretien de J. Fabre avec Edward O. Wilson, un grand scientifique de notre temps, mais voilà tout est en anglais, sans sous-titre... Passionnant pour celui qui ne comprend rien à l'anglais... C'est d'ailleurs la grande mode dans les galeries, on ne traduit rien, débrouillez-vous pauvres mortels illettrés... Comme moi. Dommage, car l'entretien m'aurait sans doute aidée à mieux comprendre, donc mieux apprécier la démarche de l'artiste. Pas grave ! Puisque J. Fabre, c'est d'abord la poésie...


En traversant la rue, dans une annexe de la galerie, J. Fabre expose toute une série d'autoportraits dessinés à la mine de plomb, superbes, sur du papier photographique, il se transforme dans chacun de ses portraits en monstre, détenu, clown, victime...


Si vous passez par-là sonnez et puis entrez, intérêt garanti (Jusqu'au 21 mai 2011)