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samedi 29 octobre 2011

Les chants traditionnels italiens et Starmaniaks, variation allumée..


La chorale s'installe dans la rue

Certains étaient venus en train, d'autres en voiture, presque toute ma chorale était au rendez-vous, pour chanter dans les rues d'une petite ville, Langres (Champagne-Ardennes), pas très loin de Dijon, pas de problème pour nous produire, depuis 20 ans que nous le faisons, nous sommes rompus à tout... Pour chanter notre beau répertoire de chants traditionnels italiens, on est prêt à aller au bout du monde.. Justement, notre chef de choeur nous avait proposé de venir faire de la "pub" pour un atelier de chants traditionnels italiens qu'elle ouvrait dans le coin, on a répondu "oui" tout de suite, on arrive, elle nous avait trouvé des dortoirs d'internat pour deux nuits et de nombreuses heures de rigolades et de joie. Nous avons fait les scouts pendant deux jours, c'était parfait pour nous.

Nous avons eu énormément de chance, la rue principale de la ville, très commerçante, était fermée pour cause de travaux et les habitants qui venaient faire leurs courses ne pouvaient pas nous échapper..
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Les chants italiens

Nous avons chanté avec enthousiasme, il faisait beau, chaud, un vrai été indien (italien), les gens s'arrêtaient, ravis d'écouter des chants inconnus, l'atelier avait de beaux jours devant lui, et nous avons su après que des inscriptions s'étaient faites sur nos démonstrations vocales...

Nos "prestation"s terminées, nous avons eu le loisir de visiter cette belle petite ville en long, en large et en travers, la ville est très petite, entourée de remparts, en quelques heures on est bien repassé plusieurs fois au même endroit.




Diderot par-ci Diderot par-là, tout le monde en est fou à Langres

Langres est la ville de naissance de Diderot, et même si vous l'ignorez, tout ici vous le rappelle, en 2013 ça sera même l'année Diderot, un tricentenaire, ça se fête ! La municipalité, la région ont donc prévu un cortège de festivités, personne ne s'en plaindra, Diderot est partout dans la ville... Ancien archevêché, la ville est sous la protection de la Vierge Marie, des quantités de petites sculptures ornent les niches sur les façades des maisons, comme en Avignon.




Les Vierges des maisons de Langres

La ville est riche d'un patrimoine magnifique, allant de la Renaissance aux 17/18e siècles, les remparts sont une promenade délicieuse avec un paysage subtil qui se profile au loin, qu'il y ait du soleil ou de la brume, c'est aussi beau à voir, mais je préfère le soleil pour la lumière et la chaleur.

Aujourd'hui, Langres est une ville qui se meurt, beaucoup de commerces sont à vendre, trouver un appartement à louer, pas cher, est un jeu d'enfant...

Mais la vie culturelle est riche en évènements... Après avoir chanté dans la rue, nous sommes allés au théâtre de la Forgerie à Wassy (1 bonne heure en voiture de Langres quand même)...Voir une variation allumée autour des chansons de Starmania, Starmaniaks !



Le lieu du drame au théâtre de Wassy

Imaginez, treize comédiens-chanteurs amateurs, venus d'horizons différents, trois professionnelles du spectacle : une metteuse en scène (Anne-Laure Lemaire) une compositrice-chanteuse (Eléonore Bovon) et une chorégraphe (Céline Champmartin), tricotant à 32 mains une nouvelle version totalement allumée de la célèbre comédie musicale de Michel Berger "Starmania", fruit du travail d'une année, dans un atelier de théâtre musical à Langres...






Les artistes sur scène

Tout est tiré du Starmania original, paroles (Luc Plamandon) et musiques (Michel Berger), la même tristesse des temps moderne, SOS de terriens en détresse, 20 chansons avec des arrangements polyphoniques, des costumes pleins d'originalité et d'humour, un peu Deschiens, un peu cabaret... Une mise en scène chorégraphiée qui situait toute l'action dans un café...


Jeu d'actrices

Et voilà nos comédiens-chanteurs qui nous transportent dans les malaises de la vie moderne des années 80, qui ressemblent tellement à ceux des années 2000, avec brio, aisance, drôlerie, tristesse, chacun était le (les) personnage(s) incarné(s) devant nos yeux.

La joie, la fantaisie, l'humour, le chant, la danse, et l'émotion intacte du début... Jusqu'à la fin... Un tonnerre d'applaudissements dans la salle et un tonnerre aussi au foyer du théâtre, juste après la grande folie des feux de la rampe, une belle soirée, très belle soirée, on mange un bout, on boit, on reste encore un peu, l'amitié, le bonheur se lisent sur tous les visages : "amateurs", professionnels, heureux d'avoir fabriqué ça ensemble, si bien, si beau, si émouvant.


La sortie des artistes


Les applaudissements au foyer

Impossible de se quitter, la troupe s'embrasse, se congratule, va chercher les critiques, les : "ça a été ? C'était bien ? On n'a pas trop raté ?" Rien du tout, c'était excellent, je reviens vous voir le 26 novembre au théâtre de Langres, gardez tout, exactement tout comme ça avec cet enthousiasme, c'était parfait... J'avais surpris à la dérobée les regards émus de la metteuse en scène, de la compositrice-chanteuse et de la chorégraphe sur les Starmaniaks... Qui n'en revenaient pas de leur exploits.

jeudi 8 avril 2010

Le Langres du bas... Extra muros !!














J'ai complètement oublié de parler du Langres du bas, une amie me l'a fait remarquer !!

Je n'ai trouvé aucune photo sur le Web, et je n'ai pris aucune photo d'en bas, c'est pourtant là qu'il y a le Lycée d'Enseignement Professionnel, les barres d'HLM et les petites maisons individuelles avec parcelles de jardins...très petites !

Paraît qu'il y a deux fontaines anciennes dans ce Langres-là, je n'ai pas pris de photo non plus...

Le Langres du haut, sur son promontoire se voit de loin, s'admire de loin, il n'y que de belles choses à voir, à part, quand même, les petits commerces, certaines demeures, des appartements, qui sont décorés de belles pancartes "à vendre, à louer, à céder"... Langres du haut n'est même plus ce qu'il était du temps des Évêques...

Le Langres du bas, on y descend par le train, et on remonte vite dans la voiture qui vient vous chercher, pour aller dans le Langres du haut...

J'ai juste gardé deux photos, prises sur la route qui remonte du LEP au Langres d'en haut !

La vie passe comme un éclair... Il ne faut rien oublier.

dimanche 4 avril 2010

Le train pour Langres... À la gare de l'Est !














Le train pour Langres... À la gare de l’Est !

J’ai repris le train pour Langres...

Car, les premières représentations de la pièce de théâtre Usine/Roman (voir le post lecture/rencontres à Langres) doivent s’y donner. Le Lycée professionnel (plasturgie, hôtellerie, logistique de Transports et métiers du tertiaire) a accueilli la troupe en résidence, depuis plusieurs mois. Les élèves de la section plasturgie ont énormément participé à la construction du décor, avec le scénographe, 80 (s/300) jeunes du lycée professionnel, ont ainsi pu participer à des rencontres avec les artistes de la troupe dans des ateliers de pratique artistique. La pièce sera jouée dans les ateliers de plasturgie. L’ensemble du Lycée verra la pièce au mois de mai, dans le théâtre municipal de Langres.

Donc, j’ai d’abord examiné les lieux : la gare de l’Est, les plates-formes bleues, les jaunes : sur quel quai vais-je partir ? Il faut tout comprendre très vite, avant de sauter dans le train.

Le paysage défile, le vert est mis partout, les grandes pièces de terre se préparent à couvrir d’énormes territoires. Un paysage plat, plat, plat, des friches industrielles, des jardins ouvriers en pleine campagne... étranges ! Pas de vaches, pas de moutons, même pas d’oiseaux... C’est encore l’hiver.

A Troyes, le train déverse le gros des voyageurs, nous repartons presque à vide...

A Chaumont, encore une poignée de voyageurs, je suis restée seule dans le wagon. Le paysage a retrouvé des formes, des monts et merveilles, les haies et les ruisseaux ont repris connaissance, et le train arrive à Langres, sous les remparts.

Langres, le retour... Pendant que la troupe était en répétition, en construction d’oeuvre d’art, en deux mots faisait son théâtre, je visitais Langres, avec un petit soleil d’un seul rayon...

J’ai rencontré un habitant qui ne demandait pas mieux que de m’expliquer Langres, sous le flot de mes questions, il a même ouvert son jardin, un ancien Évêché du 18e siècle, la terrasse ouverte en plein vent, surplombait toute la vallée... Le ciel s’était mis au bleu. Dans le jardin de l’Evêché, dos au mur, le Christ, grandeur nature, nous regardait le bras levé, il lui manquait les deux mains. Les buis formaient encore des entrelacs anciens...






























Dans la cour de l’Evêché, un lion trônait à l’entrée d’un escalier de pierre, un gros trou dans le ventre... Mon guide m’a dit que c’était la boîte aux lettres, on y glissait les parchemins...


















J’ai encore vu des tours de guet aux coins des maisons... Des passages étroits qui traversaient des groupes de maisons, m’amenaient d’une rue à l’autre, comme à Lyon. Les niches religieuses qui protègent beaucoup de maisons, ont perdu leur ornement, des Saints, des Vierges Marie... sont partis avec les voleurs...




































































La cathédrale, grande puissance de la ville, dépasse de plusieurs têtes tout le paysage, quand le soleil la pénètre, par les fenêtres les plus hautes, on voit alors les dentelles de pierre sur ses colonnes du choeur, blanches comme de la chantilly... Au fronton, près du ciel, deux dames : la synagogue et l’église, sont assises ensemble depuis le 18e siècle !
















































Dans la ville tout célèbre Diderot, l’Antiquaire, le boulanger, le restaurateur... ont une pensée pour le grand homme, dans leurs vitrines.

























Le jour de la 1ère représentation au LEP, correspondait également aux portes ouvertes de l’établissement aux familles.

Les élèves de plasturgie, expliquaient leurs machines avec enthousiasme à tous ceux qui voulaient bien les écouter. A la fin de la matinée j’en savais beaucoup sur chacune d’elles, celle qui faisait les bouteilles en plastique, celle qui faisait les couverts à salade, les presse-citrons, etc. Les jeunes étaient touchants...


















Le matin, un groupe de jeunes du LEP, proposait une petite pièce de théâtre d’une 1/2 h avec comme thème : le travail.

Une mise en scène pleine d’idées, des acteurs impeccables, un discours bien ancré dans la réalité, immédiatement l’émotion fût au rendez-vous ! Bravo les enfants et merci pour ce beau moment !

La pièce Usine/roman, fut jouée 5 fois, quasi à guichets fermés. Elle fut bien reçue, avec émotion...et certains soirs avec enthousiasme...




La metteuse tient un blog sur le spectacle en cours : il suffit de cliquer ICI pour y accéder.








C’est pendant cette semaine que je fis la tarte aux pommes et le poulet au fenouil/carottes...

mardi 16 mars 2010

Un tour de ville de Langres...













Comme j'avais du temps libre, avant la lecture/rencontre autour du livre Notre Usine est un Roman, je n'avais absolument rien à faire d'autre que de parcourir les rues et prendre des photos.

La ville est absolument incroyable, il paraît même que le nombre d'habitants est le même aujourd'hui qu'au 18e siècle ! C'est la ville natale de Diderot...

J'ai commencé mon exploration avec la promenade sur les remparts (4km) il y avait un petit soleil timide, personne, pas trop froid, l'idéal pour faire des observations.

Sur les remparts, une vue à perte de vue... et les donjons (7) qui jalonnent le parcours.

Une énorme surprise avec le train à crémaillère, une histoire de fous, les ingénieurs ont eu l'idée de faire grimper le train sur les remparts, pour desservir la ville. je ne résiste pas à Wikipédia pour expliquer ça :

"Le chemin de fer à crémaillère de Langres fut la première ligne de chemin de fer à crémaillère construite en France ; elle avait vocation à desservir la place-forte de Langres, en Haute-Marne, depuis la gare des chemins de fer de l'Est située en contrebas, le long de la Marne.

Sa longueur de 1 475 m lui permettait de rattraper les 132 m de dénivellation entre la gare de Langres-Marne et la ville haute. Compte tenu de la rampe de cette ligne, elle fut équipée d'une crémaillère, système Riggenbach.

La traction fut à vapeur de 1887 à 1935 puis électrique de 1935 à 1971, année où il a été supprimé en raison de sa vétusté. C'est un service de car urbain qui relie aujourd'hui la gare SNCF à la ville.

L'ancienne crémaillère électrique est actuellement en cours de rénovation dans les ateliers municipaux, après quoi elle sera réinstallée à son emplacement d'origine." Wikipéida.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici quelques repères pour la visite :

Une cathédrale (XIIe facade XVIIIe) avec un cloître reconverti en bibliothèque, des demeures anciennes du XVe siècle, des rues médiévales, une école de Jésuites (le lycée Diderot, où Diderot fit ses études, 18e siècle), un couvent des Ursulines (en ruines). Au 18e siècle, la plus grande partie de la ville appartient à l'évêque ou au chapitre, le Maire et les échevins se partageaient le reste. Je ne m'étonne plus de la grande richesse patrimoniale de cette ville. Beaucoup de maisons sont ornées de niches religieuses, comme en Avignon... Les premiers cantonnements de la Légion étrangère (créée en 1831 par Louis Philippe) sont implantés dans la ville. L’Hôtel de ville est aussi du 18e siècle…

Mais l'inventaire est largement incomplet, la ville vaut le détour, le retour...pour comprendre et approfondir...

Il y a un excellent boulanger qui fait une baguette magnifique !