En cette saison, quand je marche en campagne, je n’ai ni mal aux pieds, ni maux de tête, ni vertiges, juste mal au ventre. Ah bon ? Oui, car ici en Indre, je mange tout le long de mes promenades, mirabelles, pommes, figues, raisins, pêches... Poires, pas encore bien mûres, j’ai loupé les mûres, arrivée trop tard, après les mouches et les grosses chaleurs, et j’attends... Les noix et les noisettes, finalement pas de noisettes !
Au jardin, c'est la Bérézina, inutile de guetter les légumes, pas d’eau, pas d’eau, pas d’eau, il faudra tout acheter chez l’épicier. Même le persil est en péril ! Par contre, j’ai fait des tartes aux prunes, aux figues, aux pêches, soigneusement rangées au congélo pour le reste du temps. Pas folle la guêpe !
Les achats chez l’épicier, il faut se précipiter quand il fait son « réassort », on ne sait jamais quand, il vend tous les légumes jusqu’au bout de leur vie. Nous en rions bien avec mes amis quand je reviens avec mes poireaux jaunis (encore bons pour ma soupe). Chaque fois, je me dis : ça donne du goût, ne fais pas ta difficile !
Depuis mon arrivée, début septembre, il y a plus de pluie que de soleil, c’est bon pour le jardin !!
Les amis qui suivent mon blog depuis longtemps, au moins depuis l’année dernière, connaissent l’histoire de cette dame que j’avais rencontrée par deux fois au cimetière, elle avait perdu son mari, et n’avait pas du tout le moral, j’avais réussi à l’entraîner à accepter un peu l’absence et reprendre goût à la vie. Au bout de deux, trois rencontres, elle avait repris sa chorale, les activités de décor floral, elle avait pris des places pour la prochaine représentation théâtrale de la petite troupe d’amateurs du bourg, qui promettait d’être drôle. Quand je suis partie, elle souriait beaucoup mieux.
Je l’ai retrouvée à la porte de l’église, triste, petite mine, « pas le moral », « je suis pas bien chez moi », il fallait tout reprendre à zéro ! Tu viendras me voir ? Bien sûr ! Il faudra cogner à la fenêtre... Je sais, je sais, à bientôt, tu me raconteras ! L’éclaircie de l'année dernière n’avait pas tenu.
Quand le cercueil est sorti de l’église, il y eut du monde pour faire le petit bout de chemin qui mène au cimetière, à pied.
Moi, j’ai profité de l’occasion de me trouver en ville pour aller chez le boucher qui fait tout lui même, moitié moins cher qu’à Paris et sa grande banlieue : pâtés, rillettes, andouillettes, boudin, poulet et viandes diverses, j’ai fait mon petit marché puisque j’étais accompagnée pour rentrer. Du coup, j’ai de quoi tenir un siège et me régaler !
Il y aura bientôt un nouveau boulanger sur la place, les travaux sont bien avancés, mais j’avais pris mes précautions, j’avais emmené tout le pain qu’il me fallait pour deux mois. Vive les congélateurs ! Et la voiture de mon fils qui m’a emmenée jusqu’ici avec armes et bagages.
En général, le pain à la campagne n’est pas bon, c’est ce que l’on dit même par ici, c’est à Paris ou dans les grandes villes qu’on a le plus « ses chances ». J’ai donc voyagé avec « ma chance » dans le coffre !
À la promenade de fin de journée, je n’ai eu que l’embarras du choix. Sur mon chemin, dans les herbes qui bordaient les maisons vides, j’ai ramassé : pêches, mirabelles, pommes, fleurs, je n’avais pas assez de poches pour les fruits et pas assez de mains pour les fleurs. Le ciel était bleu, le petit soleil du soir éclairait à la lanterne les vieilles chaumières inhabitées, pas une voiture sur la petite route, j’avais pris des formes avec mes quatre pêches et mes deux pommes serrées contre moi... Nous verrons de quoi seront faits les jours suivants !
Les fleurs ont beaucoup changé tout au long du séjour (02/09/2025)
Mes photos, je les ai (presque) toutes prises avec mon téléphone, j'avais pourtant emporté mon appareil photo. Je n'ai plus eu envie de changer de mains, j'ouvrais mes yeux à moi, ça me suffisait, je voulais faire rapide, naturel, directement de mon regard au téléphone, comme on cueille une pomme à l'arbre, et hop ! Le résultat est moins bon, certes, mais une espèce d'urgence m'avait prise, je voulais rester au plus près des évènements que je vivais, comme un clin d'œil, pas d'arrangements photographiques ! Un besoin, une lubie !
Mes amis à bientôt, je me mets vite au post n° 2... Si vous passez par-là, je vous embrasse...






6 commentaires:
Bonsoir Danielle,
Quel plaisir d'avoir des nouvelles fraîches de la vacancière berrichonne.
Tu es devenue une vraie campagnarde 😉
J'admire ta tarte figues-mirabelles, ainsi que ton joli bouquet et tes trésors récoltés au long de tes promenades.
Bon dimanche et j'attends avec hâte la site des aventures 🌞
Anne-Marie
Merci Anne-Marie, heureuse aussi de te retrouver... Je te fais des gros bisous du retour, à très bientôt !
C'est un plaisir de te retrouver, chère Danielle, et de lire tout ce que tu as eu et tu auras encore et toujours (j'espère ! ;-)) envie de nous raconter... Merci d'avance !
D'un beau soleil qu'il fait ici je te souhaite un bon dimanche,
à bientòt.
Moi aussi chère Siu toujours un plaisir de te retrouver, le retour est brutale pour moi, troquer la campagne pour la ville n'est pas facile... Ici il fait gris rien à voir avec ton beau soleil !!
À très vite sur mon blog... Je t'embrasse fort du soir...
Tu te doutes bien que nous sommes heureuses de te retrouver!!
Tu as vite repris tes habitudes avec tes balades qui te permettent de faire de bonnes récoltes,les sacoches du vélo sont utiles...
Une bonne nouvelle l'ouverture prochaine de cette boulangerie ,tant de commerces ferment hélas que ce soit en ville ou en campagne.
Ta tarte semble succulente et ton bouquet ravissant
Belle journée Danielle avec de gros bisous du matin
Ah ! Merci Marie Claude, heureuse également de te retrouver, j’ai fait des balades inouïes, avec le soleil, la pluie et le vrai beau temps, tous les tableaux changeaient de minute en minute… comme chaque année les découvertes, les enthousiasmes étaient aux rdv ! La boulangerie est attendue par tout le monde, mais, à la médiathèque, beaucoup parlent de restrictions budgétaires ! Attendons… (ma tarte (sans sucre) était un délice).
Passe une très bonne semaine Marie Claude, je t’embrasse fort du matin.
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