À deux pas, deux tours de roues de la maison…
Dès mon arrivée dans la maison, la révision générale s’imposait d’elle-même... Dans chaque pièce, et puis à chaque fenêtre...
En un éclair, je retrouvais intacts les arrangements de la maison ! Offert par ma logeuse/amie, un gros bouquet de fleurs du jardin, de toutes les couleurs, sur la table du séjour. Des fruits et légumes du jardin potager posés délicatement sur la table de la cuisine... Derrière chaque fenêtre, je retrouvais des paysages multiples, ici les fleurs, là plutôt les arbres, le puit et la glycine. De la cuisine et de ma chambre, vue sur le jardin, fabriqué de main de maître par mon amie, jardinière en cheffe, tous les jours elle y travaillait, jamais fatiguée, la belle pelouse verte à la fenêtre de la salle de séjour, au loin quelques toits des maisons voisines dépassaient dans le ciel... J'étais littéralement et avec plaisir prisonnière de tous les côtés par le jardin, ça me déboussolait, où jeter les yeux, quelle fenêtre ouvrir pour ne pas mettre la maison en courant d’air ?
À toutes les fenêtres, je faisais glisser sur le côté les petits rideaux légers tout au bout de la tringle qui les tenait fermés à mi-hauteur des vitrages, pour dégager les vues, plein cadre sur la nature à 360°, allez zou !
Dès le matin, il y avait les oiseaux qui se posaient sur le portail, si vite que je n’avais jamais le temps de les prendre en photo. Ça sera pour demain... Ou après !
J'allais et venais comme une souris verte... Dans l’allée herbeuse qui mène au grand jardin, la haie de fusain est remplie de lilas, sauvegardés, avec précaution, de la taille annuelle à la tronçonneuse. Le lilas est tellement beau et parfumé au printemps, mes amis savent trier le bon grain de l’ivraie. La rose trémière qui traverse le chemin est pieusement redressée à la main à chaque passage. Le jardin glisse doucement vers un savant désordre, surtout pas d’arrangement à la française, bien plié, ratissé, repassé, je ne veux voir qu’une une seule tête : pas de ça ici, ça pousse un peu comme ça veut ! Elle l'a décidé ainsi...
Dès le début mon amie m’avait dit : mais bien sûr, tu peux couper des branches d’hortensia et les emporter pour les faire sécher, la chance ! J’ai coupé, mis en pot tout de suite. Les hortensias ont trôné sur la table du séjour, pendant tout le séjour…
J’avais pourtant tout le temps de tout observer, mais je courais, courais, comme le lapin d’Alice...
Tu peux prendre le raisin sur la petite treille, autant que tu veux, du blanc, du noir, je n’ai plus rien dans le jardin, juste une courgette qui pousse, elle est déjà bien avancée... Merci mon ami, tu peux mettre mon nom dessus ? Il a ri avec un regard malin qui disait oui... J'ai eu ma courgette le lendemain !
Demain, s’il fait beau, j'irai dire bonjour aux voisins. Allez, hop ! Premier petit tour de vélo !
J’avais trop de choses à voir, je n’y arriverai jamais, exactement ce que je pensais chaque fois que je mettais les pieds à Venise pour un mois... Et je n’y arrivais jamais, jamais ! J'y suis donc retournée vingt ans de suite ! Mais rien ne finit avec Venise.
Pour aller faire mes courses, je ne regardais pas l’heure, mais le ciel : bleu, je sors, gris je reste, ou je prends ma cape de cycliste ? Et en avant Louise ! Envie de compote aujourd’hui ? Prenons le chemin des pêches, en bordure des champs... Envie de figues ? Servons-nous sur le grand figuier du jardin... Vous voyez, une vie très difficile !
Sur le côté, par la petite porte verte, je prenais cette petite "routine" qui mène au grand jardin échevelé. Un délice de tous les instants, ce petit chemin montait jusqu'au chêne de l'horizon, très lointain, directement jusqu'au ciel, un jour bleu, un jour gris, changement de programme tous les jours, j'en ai vu de toutes les couleurs...
12 commentaires:
On te retrouve après tout ce temps, chère Danielle, avec un premier billet indrois qu'est un véritable plaisir pour les yeux et l'esprit.
Et l'on peut très bien comprendre le pourquoi du comment tu piaffais d'impatience dès ton arrivée...
Nous on piaffe de lire la suite ;-))
J'espère que la rentrée parisienne n'a pas été trop dure; d'ailleurs c'est la résidence dans ce monde tout entier qui est devenue désormais insupportable. Glissons.
Je te souhaite quand mème une très bonne fin de semaine et t'embrasse très fort.
MERCI SIU, pour ta présence, tu as raison, mon retour a été dur, pour plein de raisons urbaines, et mondiales, c'est vrai dans les champs je me sentais un peu à l'abri de l'angoisse !
Chaque tour de pédale sur mon vieux vélo me donnait des ailes !
Toi aussi chère Siu passe une bonne fin de semaine, je t'embrasse.
Merci Danielle pour ce magnifique 1er reportage sur ton séjour à la campagne.🍁🍂🍃
De nombreuses visites d'expositions t'attendent à Paris, Caillebote, Olaga de Amaral et même Chiaharu Shiota au Grand Palais
Bon week-end Danielle et belles découvertes parisiennes 🗼
Ah te revoilà.. Enfin ! Certes tu as pris ton temps, mais je suis ravie de te retrouver et lire tes petites histoire de l'Indre . en attendant la suite, je te souhaite un excellent week-end et je t'embrasse
Anonyme, bienvenu-e et grand merci, merci aussi pour le petit coucou : Caillebote, Olaga et Shiota que j'adore ! Bientôt le 2e couplet de la Série unique indroise !
Bises du soir.
Chère Brigitte me revoilà, après mon long séjour, plein d'émotions diverses, bientôt la suite...
À toi aussi bon WE, largement commencé, j'ai fait re-connaissance avec la société de consommation, le bruit et les voitures... Je préfère les arbres et les vaches :-)))
Bises de ce soir à toi.
Zut, Danielle, l'anonyme c'est Anne-Marie
Mais bien sûr ! Anne-Marie, j'ai eu des doutes, mais dans le doute ... Quand je pense à toutes ces belles expos, je jubile :-)))
À bientôt Anne-Marie, je t'embrasse du soir.
Te voici revenue,tu te doutes que je suis contente de te lire à nouveau...
Tu as repris tes marques rapidement ,de beaux spectacles à chaque fenêtre , "faire son petit marché" dans la nature,le bonheur!!
Retour dans la capitale ,les souvenirs de la campagne vont t'aider à surmonter ce climat plus qu'anxiogène que nous vivons actuellement!!
Des bisous du matin et à bientôt
Merci Marie Claude, de me revenir, je dois te dire que pour le moment, pas grand chose ne m'aide vraiment à surmonter ce climat anxiogène ! J'y travaille :-)) Bon dimanche à toi, à très bientôt, je t'embrasse.
Coucou Danielle, te voilà revenue avec de belles images dans les yeux et de belles images que tu nous fais partager.
Cela fait de bien. Tu as rapporté dans ton appareil ces moments de calme, d'apaisement dont je peux sentir le silence, la douceur des jours...
Je te remercie de nous en faire cadeau. Et, je comme il y aura d'autres épisodes, je vais guetter ton blog!
Merci Véronique, la douceur des jours, reste vraiment un beau souvenir, et une chance ! Une petite fuite aussi... Devant un monde tourmenté !
Rendez-vous aux autres épisodes, je t'embrasse du soir. À bientôt !
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