
L’abricotier de mon immeuble !
Décidément en relisant un à un mes billets vous allez savoir où j’habite, avec ma micro mémoire, je ne vois que les petites choses…Tout près de chez moi.
Au pied de mon immeuble, l’abricotier s’est mis à pointer son nez, grâce à un locataire qui a jeté son noyau par la fenêtre, un jour d’été… Donc on ne peut pas lui en vouloir. Les canettes de bière, les chiffons sales, ne poussent pas aussi bien.
Pour reconnaître un abricotier, ça prend quand même quelques années, au début on l’a pris pour une herbe folle, et puis petit à petit il a pris du corps, surtout du tronc et de l’esprit, avec les feuilles.
D’été en été, tout le monde était aux aguets, on savait, je ne sais par qui, que c’était un abricotier, il faut être rudement spécialisé pour trouver ça. Mais à bien réfléchir, c’est sans doute grâce à nos gardiens qui s’y connaissent si bien en jardin, en fleurs, et aussi en abricotier, qu’on a su très vite le nom de l’arbre, on profite pleinement de leur science.
Notre gardien avait déjà planté dans notre carré de rez-de-chaussée : un sapin de noël (qui pousse très bien malheureusement), et puis un buisson de feuilles qui sent très bon au Portugal, mais ici je n’ai jamais senti la moindre odeur, normalement il a des fleurs aussi, mais c’est sans doute réservé pour là-bas, près du soleil et de la mer…
Moi je laissais aller l’aventure, je n’y connaissais strictement rien en petit arbre fruitier qui pousse incognito, après, quand il devient grand c’est tout autre chose, comme tout le monde je reconnais les fruits. Je suis heureuse d’être dans la nature, si près du trottoir.

Décidément en relisant un à un mes billets vous allez savoir où j’habite, avec ma micro mémoire, je ne vois que les petites choses…Tout près de chez moi.
Au pied de mon immeuble, l’abricotier s’est mis à pointer son nez, grâce à un locataire qui a jeté son noyau par la fenêtre, un jour d’été… Donc on ne peut pas lui en vouloir. Les canettes de bière, les chiffons sales, ne poussent pas aussi bien.
Pour reconnaître un abricotier, ça prend quand même quelques années, au début on l’a pris pour une herbe folle, et puis petit à petit il a pris du corps, surtout du tronc et de l’esprit, avec les feuilles.
D’été en été, tout le monde était aux aguets, on savait, je ne sais par qui, que c’était un abricotier, il faut être rudement spécialisé pour trouver ça. Mais à bien réfléchir, c’est sans doute grâce à nos gardiens qui s’y connaissent si bien en jardin, en fleurs, et aussi en abricotier, qu’on a su très vite le nom de l’arbre, on profite pleinement de leur science.
Notre gardien avait déjà planté dans notre carré de rez-de-chaussée : un sapin de noël (qui pousse très bien malheureusement), et puis un buisson de feuilles qui sent très bon au Portugal, mais ici je n’ai jamais senti la moindre odeur, normalement il a des fleurs aussi, mais c’est sans doute réservé pour là-bas, près du soleil et de la mer…
Moi je laissais aller l’aventure, je n’y connaissais strictement rien en petit arbre fruitier qui pousse incognito, après, quand il devient grand c’est tout autre chose, comme tout le monde je reconnais les fruits. Je suis heureuse d’être dans la nature, si près du trottoir.

La première année nous avons tous su très vite que le petit arbre était fruitier, on le bichonnait du regard, on lui disait quasi bonjour, surtout moi. « Vous avez vu l’abricotier ça pousse rudement bien, bon climat, belle terre… Bientôt bonne récolte ».
Un jour, les feuilles se balançaient belles et grandes, un abricotier a toujours l’air décoiffé, quand il n’a pas une bonne coupe, on dirait qu’il vient de sortir du lit. C’est sympathique en même temps. Après, les fruits lui poussent sur les branches, alors-là, respect !
Moi je me dis, comment il va faire (l’abricotier) pour laisser développer ses fruits, à l’abri des mains, des bras, des jambes des yeux qui passent sur le trottoir, sous ses feuilles, ils vont bien s’en apercevoir qu’il porte ses fruits.
C’est le petit bonheur du jour, chaque fois que je descends l’escalier, que je vois les abricots roses, je me dis, encore un jour de gagné, comme une femme enceinte, qui a peur d’accoucher prématurément. C’est la course à l’échalote, si les fruits qui commencent sérieusement à grossir, grossissent de trop et trop vite, tout le monde va les voir, le risque de la cueillette anonyme et spontanée peut devenir un réel danger.

Un jour, les feuilles se balançaient belles et grandes, un abricotier a toujours l’air décoiffé, quand il n’a pas une bonne coupe, on dirait qu’il vient de sortir du lit. C’est sympathique en même temps. Après, les fruits lui poussent sur les branches, alors-là, respect !
Moi je me dis, comment il va faire (l’abricotier) pour laisser développer ses fruits, à l’abri des mains, des bras, des jambes des yeux qui passent sur le trottoir, sous ses feuilles, ils vont bien s’en apercevoir qu’il porte ses fruits.
C’est le petit bonheur du jour, chaque fois que je descends l’escalier, que je vois les abricots roses, je me dis, encore un jour de gagné, comme une femme enceinte, qui a peur d’accoucher prématurément. C’est la course à l’échalote, si les fruits qui commencent sérieusement à grossir, grossissent de trop et trop vite, tout le monde va les voir, le risque de la cueillette anonyme et spontanée peut devenir un réel danger.

Comme je voudrais voir la belle couleur orangé, passer du satin au velours, il faut gagner du temps, si on pouvait cacher les fruits sous les feuilles sans que rien ne dépasse pour attirer l’œil des rapteurs ?
Mais pour l’instant tout va bien, vous imaginez l’affaire, quelle chance, toutes les voitures qui montent ma rue en côte, qui passent en lâchant leurs gaz ne se doutent de rien, ne voit pas la merveille qui pousse sous mon numéro.
Aujourd’hui comme il y avait du soleil, un peu de vent, les fruits étaient tous à découvert, j’ai pris la photo !
Un peu plus tard, peut-être dans deux petites semaines, je sais que ma gardienne veillera au grain, elle sortira la nuit, ou le matin ? Sûrement très tôt le matin et ramassera un à un les précieux présents, elle fera attention, et avant que les voleurs ne s’en saisissent elle remplira un joli panier, qu’elle mettra à disposition des locataires. Chacun pourra goûter le nectar, saluer fièrement la belle ouvrage, nous aussi nous avons nos Bergeron juteux, quelle bonne nouvelle. Je suis sûre que cette année, à vue de nez, il y en aura plus d’un kilo, oui, nettement plus.

Mais pour l’instant tout va bien, vous imaginez l’affaire, quelle chance, toutes les voitures qui montent ma rue en côte, qui passent en lâchant leurs gaz ne se doutent de rien, ne voit pas la merveille qui pousse sous mon numéro.
Aujourd’hui comme il y avait du soleil, un peu de vent, les fruits étaient tous à découvert, j’ai pris la photo !
Un peu plus tard, peut-être dans deux petites semaines, je sais que ma gardienne veillera au grain, elle sortira la nuit, ou le matin ? Sûrement très tôt le matin et ramassera un à un les précieux présents, elle fera attention, et avant que les voleurs ne s’en saisissent elle remplira un joli panier, qu’elle mettra à disposition des locataires. Chacun pourra goûter le nectar, saluer fièrement la belle ouvrage, nous aussi nous avons nos Bergeron juteux, quelle bonne nouvelle. Je suis sûre que cette année, à vue de nez, il y en aura plus d’un kilo, oui, nettement plus.

Vivement la cueillette !
PS Aujourd'hui, j’ai vu deux voleuses se faufiler sous notre l'arbre, munies d’un bâton, pour le secouer comme un prunier, j’ai fait les gros yeux… Elles en ont pris que deux ou trois...
PS Aujourd'hui, j’ai vu deux voleuses se faufiler sous notre l'arbre, munies d’un bâton, pour le secouer comme un prunier, j’ai fait les gros yeux… Elles en ont pris que deux ou trois...