lundi 11 novembre 2013

Venise 2013... Les toiles blanches...



 Sur la place S. Marc, 17h (2012)

Le soleil embellit tout ce qu’il touche, il suffit de bien se placer et de bien regarder, la lumière fait le reste.

Je n’ai jamais l’idée de départ : faire des photos, pour moi, c’est toujours donner à voir ce que je vois. À la place des mots, viser juste à l’endroit qui me touche et capter, prélever, rapter l’image. La photo est un langage qui n’a pas besoin de traduction, il parle de lui-même à tout le monde, comme la musique...

Voilà quelques années que j’ai abandonné l’idée de choisir des « thèmes » avant de partir à Venise, car je sais que je ne m’y tiendrais pas. Il est vrai que depuis le temps que j'y viens, je suis toujours tentée, pour renouveler le plaisir de la photo, de me donner des objectifs. Mais je les abandonne tous dès que j'arrive : laisse-toi vivre, ma fille, ne cherche pas, regarde, un point c'est tout... Alors je me promène sans chercher "l'image", et elle vient toute seule, elle s'impose à moi. C’est très simple, il suffit que je prenne mon appareil photo dans mon sac, partout où je vais... Un beau point de vue, c'est comme dans la vie, ça dépend de quel côté vous vous placez... Si vous tournez autour du sujet, comme dit ma sœur, alors-là c'est carrément l'infini...
  

Sur la place S. Marc, 18h (2013)

Ainsi, plusieurs fois dans le mois je suis revenue sur la place S. Marc avec curiosité : quel biais trouver pour la prendre en photo, malgré le monde, malgré la foule, malgré tout ?

J'ai attendu la fin de la journée, derrière les rideaux, observatrice, la lumière y était douce et dorée, mais l'air encore trop chaud, toutes les places étaient vides dans les cafés exposés au soleil... Les touristes, moins nombreux à cette heure, restaient à l'ombre, de l'autre côté...

Cette année, je n'avais aucun projet photos, juste celui de doubler Canaletto, prendre dans le même angle que lui la photo de sa peinture, mais l'opération fut difficile, sans énormément de résultat, je vous montrerai mes doublages prochainement...







La place S Marc vers 18h, derrière les derniers éclairages... Les musiciens sont encore là, jouant pour la place entière, les tables sont désertes, pas un seul client du côté du soleil couchant, c'est ma chance...


Le calme et la douceur absolus... En levant la tête simplement... En marchant avec lenteur...


Le café, à l'ombre, chez une amie de Venise... Le rideau blanc transparent...







Dans le beau cloître de la Madonna dell'Orto... Le vent dans les voiles...

À Venise, il faut marcher à deux à l'heure, s'il fait chaud c'est obligatoire, si vous avez oublié votre chapeau il faut prendre un café ou une glace à l'ombre, visiter les coins sombres, rentrer dans les musées, de toute façon il faut attendre, pour arpenter le pavé, que la chaleur baisse un peu...

L'heure des visites était presque terminée dans le cloître de la Madonna dell'Orto, une exposition de peinture me permettait d'admirer la grande beauté de ce lieu, les briques changeaient de couleur à vue d’œil, un petit vent gonflait les rideaux et donnait à la place un air marin... On ferme ! Je suis sortie à reculons...

Et puis, tout en faisant ce post, j'ai puisé dans mes réserves de blanc des années précédentes, mais il y avait encore beaucoup de couleurs...



samedi 9 novembre 2013

Comment vais-je le dire ?




"Inside Llewyn Davis" raconte sur une semaine les tribulations d'un chanteur de folk qui n'arrive pas à percer et se fâche avec la terre entière. Il accepte à reculons les remplacements au pied levé dans les studios. Sans logement, il fait la tournée des canapés de ses amis, qui veulent bien encore le recevoir. 

"Le meilleur film de tous les temps", une histoire touchante d'un chanteur de folk dans les années 60, "sans doute le plus beau film des frères Coen", "un film authentiquement émouvant et dépressif", "un style très maîtrisé", "un de ces plaisirs qui se goûtent plusieurs fois", "un chef-d'oeuvre", "la meilleure enquête métaphysique menée par les Coen", "un autre sommet des frères Coen", "ils signent leur meilleur film", "un film brillant", "les ratés sont des sujets magnifiques"... Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2013...

Vous pensez bien que dès le jour de la sortie, j'ai couru au cinéma...

Bien installée, une excellente place pile au milieu du grand écran, pas trop loin ni trop près, personne à gauche, personne à droite, les jambes, ça allait très bien, j'ai mis mon manteau sur le siège d'a côté pour avoir toutes mes aises, gardé mon sac sur mes genoux à cause des pickpockets, éteint mon téléphone portable... Le Paradis, c'est ici, grand écran, fauteuils gradinés, ambiance gris et rouge, la classe, petites lumières au sol pour ne pas tomber dans les escaliers, aucun mangeur de pop-corn à l'horizon, pas trop de pubs, le son est très bon, ni trop fort, ni trop faible, quelques spectateurs papotent avec leurs voisins, tout est permis quand la séance n'est  pas commencée, il pleut dehors, on est vraiment au chaud ici pour voir un chef-d'oeuvre, je ne donnerais ma place à personne...

En général, au bout de dix minutes, j'ai déjà une idée du film, bon ou mauvais, je sais ! Quelquefois, souvent même, je me suis trompée, mais je reste quand même fidèle à cette impression du début, le plan d'ouverture est très important pour installer le film dans l'émotion... C'est comme ça que j'ai attendu tout le film de Kéchiche, "La vie d'Adèle", et rien n'est venu, moi qui adore ce réalisateur, en général l'effet est immédiat, je pleure dès ses premières images tellement c'est fort (L'Esquive, La graine et le mulet...), mais pour "Adèle", je me suis accrochée au fauteuil pour ne pas partir... Mais bon, revenons à nos moutons : Inside, au début il y a l'histoire du chat qui court partout, qui se sauve tout le temps par une porte entrouverte, ou une fenêtre entrebâillée, d'ailleurs dès la deuxième fois, je me suis dit : pourvu que les fuites du chat n'alimentent pas tout le film, parce que notre héros qui s'échine à courir après, ça lasse, j'ai eu peur, rien ne s'installait vraiment, ni avec le chat ni avec le chanteur, ni avec personne d'ailleurs... Finalement, rien ne s'est emballé pour m'intéresser,  l'histoire n'est souvent qu'un prétexte pour faire du cinéma, tout comme dans les livres, c'est le style qui compte ! Dixit Flaubert qui rêvait d'écrire un livre sur rien... Monet aussi le fit très bien, regarder le temps qui passe avec les couleurs de sa cathédrale de Rouen, toujours recommencer sans changer d'objet, et à chaque fois, l'émotion est au rendez-vous... Chardin aussi nous éblouit,  il joue au bonneteau avec ses objets du quotidien, une fois ici, une fois là, et vous poussez des cris d'admiration... Ne parlons pas de tous ces peintres de la Renaissance qui ont peint des milliers de fois le même sujet à quelques degrés près de lumière... Effets garantis encore quelques siècles après...

Mais revenons encore à nos moutons...Mis à part quelques séquences de musique vraiment touchantes, notamment quand Davis chante : pour son père malade, un pur moment de douceur et d'émotion, et devant un producteur improbable, une très belle balade folk... Le reste du film ne m'a pas du tout touchée... Un brin agacée même, surtout à cause du chat qui se sauvait tout le temps, symbole fort du temps qui passe pour le spectateur ? La vie est un songe, le temps presse ?... Mais moi je me suis ennuyée ferme, à tel point que j'ai pensé partir...

Je vous avais dit, il y a quelques temps déjà, que je n'aimais pas le jazz, à vrai dire je n'ai pas pas non plus un amour immodéré pour le folk, mais ce n'était pas du tout une raison pour ne pas aller voir le film... J'y suis allée, je n'ai pas dormi mais je n'ai pas vibré du tout, la belle histoire ne suffit pas, le personnage chanteur, sans emploi, fier et certain de son talent, vivait dans les années 60 ce que certains vivent encore aujourd'hui, le système en place dans les années 2000 ne permet pas plus de faire vraiment le tri entre les bons et les moins bons, mais ça, c'est une autre chanson... L'acteur principal, et les autres, ne m'ont pas convaincue, je suis restée tout le temps extérieure à cette oeuvre, j'attendais l'étincelle : ni le jeu des acteurs, ni la mise en scène, ni la direction d'acteur, ni les belles images n'ont réussi à m'emporter... Le chat roux, peut-être ! Le chef-d'oeuvre des frères Coen, pour moi, ça sera pour une prochaine fois... J'y courrai...

Je ne voudrais pas gâcher votre plaisir...

Dépêchez-vous, il reste quelques places, même au premier rang vous serez bien...

jeudi 7 novembre 2013

Ma route de la soie...




Voilà longtemps que je n'avais pas vu mes dames, la dame du 5e et celle du 9e...

Depuis quelques jours j'y pensais, il faut que j'aille les voir, vérifier que tout aille bien pour elles... Et puis voilà qu'hier soir j'en ai rêvé, j'ai rêvé à celle du 7e, de sa douceur, de sa gentillesse, comment va-t-elle ? Dans mon rêve je ne trouvais plus son nom, des noms approchants mais pas le sien, je me suis agacée, je me disais, demain tu trouveras sans hésiter, c'était vrai, le premier pied par terre je l'avais retrouvé...

Ce matin, c'est elle que j'ai rencontrée en bas de l'escalier, son sourire, son allure lente mais assurée dissipèrent toutes mes inquiétudes. je lui ai raconté mon rêve, je ne trouvais plus votre nom que je connais depuis toujours par cœur, elle me pris la main en la serrant : vous pensez, une voisine qui rêve de vous, c'est pas courant... Comment allez-vous, où allez-vous de si bon matin ? Je vais chez le kiné. Ah bon, ça ne va pas ? Si, si, tout va bien, elle n'avait pas envie de parler de ses maux, il faisait beau, le ciel était gris bleu, allez, parlons d'autres choses, tout va bien, tout va bien... Avec cette voisine c'est de la soie, elle m'embrasse comme si j'étais de sa famille, elle me serre sur son cœur, elle m'encourage à profiter de tout, je lui dis : je vais aux puces chercher des petites merveilles... Elle sourit, m'embrassa encore, portez-vous bien, faites attention à vous... Et je la suivis des yeux, la si fragile...

J'étais totalement rassurée, elle allait chez le kiné se faire du bien, elle était entre de bonnes mains, je pouvais poursuivre mon chemin...


Etole en soie indienne rose et bleu marine

Dans la soirée, j'ai tout quitté pour aller lui demander de ses nouvelles, j'ai frappé fort, j'ai crié mon nom : c'est Danielle, car elle est un peu délicate des oreilles, toutes les serrures ont fait du bruit, la dernière a pris un peu plus de temps, j'ai cru qu'elle avait abandonné, mais non... : la porte s'ouvre, la voilà, ma presque centenaire, l’œil vif et la coiffure parfaite, à quatre vingt dix neuf ans elle était en train de faire un tricot tout blanc pour un enfant, elle s'amusait à retrouver une ligne de points pour faire des jours et y arrivait très bien...

Vous seriez venue hier, je n'étais pas encore rentrée, je suis allée à la montagne, j'ai vu deux glaciers, il faisait doux, bientôt je repars chez un de mes petits-fils, nous allons tous chez lui pour la Noël... Les projets étaient dans l'air, elle repartirait dans quelques semaines... Vous allez bien, je suis contente, voilà plusieurs jours que je veux venir vous voir, il ne fait pas trop chaud chez vous, en touchant le radiateur je savais qu'il fallait qu'elle garde plusieurs pulls, chez moi c'est pareil, il faut bien vous couvrir... Attendez, attendez, me dit-elle, et la voilà qui passe dans sa cuisine avec le même bruit qu'une petite souris, elle revient rapidement avec un paquet à la main, des tas de petits chocolats qu'elle a rapportés de ses escapades... De toute façon je serais allée vous voir, je vous assure, je voulais vous apporter ça, dans sa main les petits bâtons de chocolat de toutes les couleurs s'agitaient devant mes yeux... Mais il ne fallait pas, vraiment c'est trop gentil, si, si, si, j'y tiens absolument, et me voilà bardée de confiseries, pas la peine de discuter...

Elle allait reprendre son ouvrage, moi regagner ma maison, nous nous sommes embrassées, Alice, n'ouvrez à personne, passez une belle soirée, couvrez-vous bien...

Ainsi, j'ai parcouru en une journée ma route de la soie, entre les baisers et les chocolats j'étais gâtée, mes voisines allaient bien, aussi bien qu'il faut pour rassurer leur voisine...

Mes charmantes, portez-vous comme des charmes, qu'il ne vous arrive rien, ne me faites pas de chagrin avant longtemps.

 .Etole en soie indienne rouge

mardi 5 novembre 2013

Venise 2013... Les couleurs...


Les couleurs de Venise à 10h du matin

C'est bien comme ça, ne vous y trompez pas, je n'ai rien rajouté, il y avait tellement de soleil ce matin-là, je me suis glissée dans les couleurs de l'instant, le nom du rio est même écrit dessus !

J'avais presque les pieds dans l'eau, je regardais passer les bateaux, mais je voyais surtout l'infini crescendo des nuances de cette ville...


Le petit moulin à sa fenêtre vénitienne

C'est exactement le même moulin que j'ai rapporté de Venise, maintenant il tourne à ma fenêtre devant les tours et le périphérique... Tous les jours je regarde son arc-en-ciel vibrer sur mon balcon, je suis encore un peu à Venise...



La barque à légumes que tout le monde connaît à Venise


Comment retenir la photo ?

J'habite tout près de cette barque quand je vais à Venise, rien à faire, je clique et je reclique, jamais je ne peux m'abstenir d'emporter ce jardin avec moi, au moins une fois par séjour... 9h du matin, c'est là que le soleil danse sur les légumes et les fruits, tout est bien rangé sous les étiquettes, le soir il ne reste plus grand chose... Un régal pour les yeux et pour l'estomac...


La fille attend le carnaval qui ne viendra pourtant qu'en février...

Je trouvais qu'elle était bien sage et rêveuse, elle jouait avec grâce le jeu du touriste masqué pendant l'été...


La photo à Burano

La pose ne pouvait mieux tomber, la saturation des couleurs était à son comble, je me trouvais juste derrière, quelle aubaine, merci mesdames !




La magnifique installation de Bill Culbert (2013) : Les néons et les bouteilles


Bill Culbert (2013)... De plus près...


Bill Culbert de plus en plus près, avec toute sa magie...

Bill Culbert fait une oeuvre qui vous reste dans la rétine pour toujours. La grande poésie qui se dégage de ses installations, de ses sculptures, m'a enchantée... Cet artiste néo-zélandais n'est pas né d'hier (1935), il joue avec la lumière naturelle et artificielle... Il partage sa vie entre Londres, la Nouvelle-Zélande et le Lubéron... Il est un peu de chez nous ! C'est un artiste hors du commun !

À Venise, pas la peine de vous énerver, à cause du monde, du bruit dans les grands circuits, vous n'y changerez rien... Laissez-vous aller aux émerveillements, retirez-vous des grandes allées, rangez votre carte, perdez-vous, visez les couleurs, mangez une glace...

dimanche 3 novembre 2013

Venise 2013... Contemplation...



Contemplation ... 10h38 exactement...

En visitant la Biennale, j'avais remarqué en fin de matinée ce petit coin isolé dans le jardin : des bancs, un beau balcon sur la mer, de l'ombre, tout invitait à la contemplation, mais personne pour en profiter. Le point de vue était idéal pour prendre la photo, un coin de Venise dont je profitais seule... Pendant combien de temps ?




Contemplation... 11h37 exactement...

En repassant à cet endroit une heure après,  j'ai observé ce petit groupe de contemplatifs, assis à l'angle aigu du jardin, reprenant des forces sans doute, plongé dans la contemplation certainement. Personne ne parlait à son voisin, chacun regardait de son côté, le clair obscur et les personnages de dos m'offraient un plan inattendu : voir et ne pas être vue, la scène était si douce, si tranquille, si singulière, déconnectée du monde qui se pressait à l'exposition, je suis restée un moment par-dessus leurs épaules admirant à mon tour, muette, la verrerie rose du lampadaire et le bleu de la lagune... Je suis repartie sur la pointe des pieds...



La contemplation... Plus loin... Plus tard...

Ce petit jeu m'avait tant plu que j'avais ajusté mon regard sur les bancs de Venise..


La solitude bienfaisante,  le banc invitait à la contemplation,  face à la place S. Marc, si près, si belle et si mystérieuse...


Contemplation...

Comment résister à cette carte postale argentée, au scintillement de l'eau sous les doux feux du soleil couchant, même si on l'a vu dix mille fois, il reste unique ! Un banc à deux, c'est bien mieux !

vendredi 1 novembre 2013

Blois, côté ville et côté campagne...

La ville et quelques repères :

46 500 habitants, située sur la Loire, chef-lieu du département du Loir-et-Cher, région Centre, commune la plus peuplée du département. Elle fut sous Louis XII (1214-1270), et pour un siècle, résidence royale.


Maison à colombages et perspective...

Il n'y avait personne, ou si peu, ce dimanche dans le centre historique de Blois... Les visiteurs étaient un peu plus nombreux devant le château, mais comme il était presque l'heure de déjeuner, peut-être que chacun se préparait au bon repas et au Saint-Honoré dominical, les touristes choisissant leur restaurant ?

Je ne saurais jamais, les rues devenaient ainsi comme des gravures, des plans, des images sur papier glacé, elles étaient toutes à moi...



La petite rue qui descendait, au loin les cheminées de briques roses...


Ici, un bel escalier...



La rue et l’escalier de pierre se rejoignent...

Aucune bousculade, le centre ville se tortille dans tous les sens, ça monte, ça descend joliment... Chaque maison mérite une attention, chaque escalier une photo, les angles des bâtiments se touchent presque, le m² devait valoir son pesant de florins dans les siècles passés pour construire si serré, les rues pavées colorent cette ville en gris, seules les cheminées apportent une touche de couleur... Il y a énormément de maisons et hôtels remarquables, classés aux Monuments historiques, il faut donc prendre son temps pour visiter cette superbe ville.



La maison des acrobates de la fin du 15e siècle est à vendre, avec ses magnifiques boiseries sculptées


Acrobate, détail...


Comment résister aux couleurs d'automne de cette belle rue en pente... 


 Et à ces perspectives faramineuses...


La terrasse et le mûrier attendent l'été


Délicieux passage d'un corps de bâtiment à l'autre


Les glycines s'échappent des portes closes...


Et de là-haut, du château royal... Les crayons roses des cheminées en brique


La merveille, au château, l'aile François Ier (début 16e siècle) ... L’escalier en vis abrité dans une tour illustre la rapide évolution du décor architectural influencé par l'Italie. Le château est classé sur la liste des Monuments historiques, à l'instigation de Prosper Mérimée en 1840.

La visite du château est passionnante et amusante, car tous les décors (sauf le cabinet royal de la Renaissance qui a conservé ses boiseries originales) ont été imaginés au 19e siècle par l'architecte Félix Duban, restaurateur en chef du château. Pendant 25 ans ,le château se transforma sous sa baguette en décor de théâtre qui (me) fait sourire aujourd'hui... Félix Duban était un grand admirateur des décors peints à la Renaissance et un remarquable coloriste (dixit Wukipédia)... Le château royal de Blois croule donc sous les ors, une polychromie outrancière et des sols carrelés aux couleurs extrêmement criardes, voire choquantes, à mon goût...


L'aile Louis XII (1498-1501), décor brique et pierre, style gothique flamboyant, le 1er étage abrite le musée des beaux-Arts. Photo prise de l'escalier en vis.

La campagne

Voici comment je l'ai vue avec le petit bout de ma lorgnette, à quelques kilomètres de Blois : de vastes étendues plates, cultivées en maïs, non encore moissonnées, les buissons foisonnants et légers des feuillages d’asperges, des champs labourés en grandes parcelles, pas de haies, pas de grands arbres, quelques vignes de propriétaires comme dans l'Indre, un patrimoine bâti assez pauvre, des lotissements, quelques vestiges de petites fermes dans leur jus ou devenues maison de campagne, ou maisons d'habitation bien réhabilitées pour ceux qui habitent et travaillent dans la région...
La petite ferme du côté habitation


Vue d'ensemble avec l'appentis pour les animaux


Le calvaire au coin du hameau "rue"


Une autre petite ferme avec la porte d'entrée qui se chauffe au soleil



Le beau rideau des peupliers auxquels s’agrippent les boules de gui


 La petite vigne sous le soleil... Et la boule de nuage au loin...


Les cheveux roux des asperges

J'ai passé quelques belles heures à marcher dans les chemin sablonneux, quelques flaques d'eau  rapetissaient à vue  d'oeil au soleil, en attendant la prochaine pluie, pas de conversation à tenir, aucun promeneur, la terre était déserte...


Le grand mystère des petits chemins...