mercredi 3 août 2011

Venise 2011... Françoise et Paul... La rencontre.



Tout est vrai, je n'ai rien inventé... Écoutez... La belle histoire.

Un jour que j'étais assise au pied de l'église désaffectée au culte du campo S. Barnaba : pas trop de soleil, mon mini ordinateur sur mes genoux, mon sac à provisions à mes pieds, pas très confortablement installée, mais j'avais prévu d'y rester un tout petit moment, juste pour envoyer quelques mails (il y a la connexion internet sur tous les campos de Venise). Tout fonctionnais à la perfection, et en levant la tête, je vois un homme et une femme qui viennent vers moi... J'ai pensé tout aussitôt : ils sont perdus, je vais pouvoir les renseigner, la dame me dit d'emblée, vous vous appelez Danielle ? Je l'ai regardée éberluée, ben, c'est bizarre ça, oui oui, effectivement je m'appelle Danielle, mais comment c'est possible que vous sachiez mon prénom ? Écoutez voilà, c'est à cause de votre blog, les Merveilles de Danielle, vous tenez bien un blog ? Alors-là, vraiment, je ne savais plus quoi penser du tout... Nous suivons votre blog, je l'aime beaucoup, j'aime votre façon d'écrire, ça sort du cœur, ça me donne du bonheur, vraiment, je vous assure que vous lire me donne du bonheur, je voulais vous le dire, mais je ne laisse jamais de commentaires... C'est vrai, dit son compagnon, tu pourrais laisser un petit mot... Oui, elle lit tout sur Venise, mais pas seulement, il est très varié, votre blog... Nous l'aimons beaucoup.

Vous imaginez l'affaire, moi à genoux devant l'église, écoutant abasourdie le message de mes lecteurs... J'étais médusée autant que profondément émue.

Je n'avais pas bougé d'un poil, je n'étais rien qu'une grande oreille, mon ordinateur n'existait plus, on se regardait dans les yeux, l'émotion était à son comble, mais comment c'est possible que vous ayez pensé que c'était moi Danielle, là, assise au milieu des gens ? On ne s'est jamais vu, jamais parlé...


Je ne sais pas dit-elle, une intuition, je vous ai vue, avec votre ordinateur, votre sac à côté de vous, j'avais emporté un grand sac plastique à provisions, tout en couleur assez criardes, représentant des magnifiques légumes du jardin, d'un côté comme de l'autre, j'étais visible de loin, finalement, ce sac me servait à tout, j'avais laissé le sac idéal, tout spécialement acheté pour mon séjour à Venise (plus petit que le sac à provisions) à la location. Je n'avais pas prévu du tout que j'emporterais mon petit ordinateur tout le temps avec moi... Je voulais économiser mes pas à cause de mon genou, ne pas retourner à la location pour aller le chercher, et revenir etc. Vous me suivez ?

Je savais aussi que vous veniez à Venise en juillet voilà, c'était vous. Irez-vous dans le Berry ? Ferez-vous des confitures ? Ah ! L'abricotier, comme j'ai aimé. Tout mon passé défilait dans les paroles de Françoise, Paul prenait des photos de nous deux qui bavardions... Souris, Françoise... Alors moi aussi, j'ai souri. J'avais l'impression d'être une rencontre qui donne de l'émotion, j'étais lue par Françoise et Paul, sans le savoir, et ce que je racontais leur plaisait beaucoup, vous imaginez mon émoi, ma joie. Vous voyez ?


Pour les remercier, et les remercier encore de leurs douces paroles, je me souviens les avoir salués comme je faisais au Cambodge, les mains jointes sous le nez la tête légèrement baissée, je les admirais de m'avoir trouvée, je les trouvais tellement touchants, quelle chance j'avais d'avoir ces lecteurs-là, si précieux.

Revenus de notre émotion tous les trois, eux de m'avoir trouvée, et moi d'être trouvée, nous avons bavardé des belles choses qu'ils avaient vues à Venise, des œuvres que j'avais aimées aussi comme eux... Vous venez souvent à Venise ? Oui, au moins une fois par trimestre... Des amoureux de la vie... Des amoureux de la ville. Leur passé remontait loin, ici-même à Venise, à la Giudecca...

Mais comment vous appelez-vous ? Françoise, et vous ? Paul, mais on ne peut pas se quitter comme ça, donnez moi votre adresse mail, vous savez, vous serez sur un de mes prochains posts, une rencontre comme la nôtre... J'ai plein de mots à l'intérieur, tous plus beaux les uns que les autres, mais je ne sais pas si je vais pouvoir tous les retrouver à tête reposée, pour expliquer ce beau moment ?


Françoise trouva vite un crayon, et sur un petit post-it jaune écrivit son adresse, et un petit mot que je garde précieusement : je suis ravie de cette rencontre S. Barnaba, signé : Françoise. J'ai fait les photos pour décorer le petit mot en faisant le tour du campo...Voyez...

Françoise et Paul, c'est beau comme le titre d'une chanson, si vous saviez comme vous avez fait resplendir ma journée... Je ne sais pas si j'en suis digne, mais j'ai accueilli vos paroles comme du miel et beaucoup d'humanité, merci à tous les deux, on ne se quitte pas... Vous allez continuer de lire et moi de vous garder dans ma mémoire.

Et puis vous êtes partis, mais avant, on s'était embrassé, on s'était dit au revoir, on s'est envoyé des baisers avec la mains, comme j'avais fait avec mon escorte préférée au départ du train pour Venise, vous vous souvenez ? Sur le quai de la gare... J'avais le cœur qui battait...


Françoise et Paul, ça ne m'est jamais arrivée qu'on me reconnaisse pour ce que j'écris sans m'avoir jamais vue, je me disais après votre départ, encore bouleversée par vous deux, comment c'est possible ce qui vient d'arriver, j'étais heureuse de vous donner du bonheur, tout ce que j'écris, ça vient du cœur avec mes mots, à ma façon, je traduis les langues étrangères...

Merci à tous les deux de m'avoir appelé Danielle...

Vous vous appelez bien Danielle ?

Françoise a un beau sac vert, souriante, elle m'a envoyé la photo ! Paul était aux manettes.


16 commentaires:

Evelyne a dit…

Que d'émotion dans ce billet j'en ai les larmes aux yeux.
Belle journée Danielle...maintenant je saurai aussi te reconnaître.

Album vénitien a dit…

Quelle belle histoire! Un souvenir magnifique qui restera gravé dans ta mémoire et surtout dans ton coeur...
les blogs...une belle chaîne d'amitiés choisies!
Danielle

Michelaise a dit…

C'est hallucinant, et tellement étonnant... un moment d'amitié, gratuit, inespéré, superbe, quel bonheur ces blogs... je suis sûre que nous sommes tou(te)s, tes lect(rice)eurs habituel(le)s, ému(e)s et sous le charme. Au passage BRAVO à Paul et Françoise d'avoir eu le cran de t'aborder, cela fait tellement, mais tellement plaisir.

Danielle a dit…

Evelyne oui, de l'émotion, de la vraie, alors à bientôt dans les rues :-)))

Bises à toi.

Danielle a dit…

C'est vrai Danielle, une très belle histoire, pour toujours dans mon coeur et dans ma tête comme tu le dis si bien.

Une belle belle rencontre.

Bises du soir pour toi.

Les Idées Heureuses a dit…

Grâce au pouvoir des mots, si bien choisis, qu'arrive-on à exprimer! Qu'arrive -t-on à engendrer!
Une bien jolie histoire, Danielle comme on aimerait en lire souvent.
Instants si précieux que ces rencontres impromptues et inattendues, il y a du divin la dedans...
Douce soirée à vous ...trois
M de Sclos

Danielle a dit…

Michelaine, oui, oui, tous les mots que tu dits, je les vis comme ça, une magnifique surprise...

Bien sûr, merci Françoise et Paul d'avoir osé s'aventurer...

Un plaisir fou, un vrai bonheur.

Je t'embrasse du soir.

Danielle a dit…

Martine tes mots aussi sont juste comme il faut... Il y a du divin là-dedans, c'est sûr.

Merci Martine, de nous souhaiter une bonne soirée à nous... trois, merci.

Bises du soir du sud.

Enitram a dit…

Quelle histoire et dans la vraie vie !
C'est une belle rencontre !
Bravo à tous les trois et maintenant je connais bien ta frimousse au cas où...
Bonne soirée Danielle

Danielle a dit…

Oui Enitram, nous avons vécu une belle histoire et je suis heureuse de la partager avec vous tous...

En cas où... on sait maintenant que c'est possible :-)))

Bise du soir,

Maïté a dit…

Un petit miracle vénitien... Ça ne m'étonne pas, Venise est tellement magique!!!Et ça m'étonne encore moins que ça t'arrive à toi ! Buona giornata, a presto !

Danielle a dit…

Merci chère Maïté, de penser tout ça :-)))

Mais tu sais, Venise est tellement petite, Françoise et Paul si observateurs...

Grosses bises du matin à toi.

Bretonne a dit…

Et bien moi aussi je suis ravie de vous rencontrer même virtuellement, notre rencontre a eu lieu par l'intermédiaire d'un blog. Figurez-vous que je ne suis jamais allée à Venise, pas envie, trop touristique, désir de plus loin…… pourtant la magie de vos posts opère petit à petit et je me dis, pourquoi pas ?
Merci.

Danielle a dit…

Moi aussi, ravie de vous lire... Et bien voilà Bretonne, Venise c'est très compliqué et vous avez raison : le monde, la foule, les marchands, le trop c'est trop, peut donner envie de ne jamais y aller, et puis, les richesses patrimoniales, le charme, la beauté des lieux, peut faire sur vous l'effet inverse.

Des fois même, se mêlent les deux envies, comme moi: fuir et revenir.

Je dois dire aussi que plus j'y vais et plus j'ai envie d'y retourner, cette année particulièrement, j'avais ce côté positif que je ne me connaissais pas !

Je n'ai rien vu de ce qui d'habitude m'agace, me donne envie de rentrer.

Cette année je me suis dit : regarde comme c'est beau, tu as de la chance, ne réfléchis pas de trop, prends le meilleur... :-))

J'espère que ça va durer :-)))

Bretonne, ailleurs c'est magnifique, Venise c'est incroyable.

Je vous bises du sud où je suis en ce moment.

Françoise a dit…

Tout est vrai, si bien rédigé et vivant, comme à l'accoutumée.

(Je n'ose pas laisser de commentaires parce que je ne sais pas "écrire", exprimer mon ressenti...).

Gentiment pressée par mon mari,je vous ai abordée à Venise et ai pu ainsi vous dire de vive voix combien vos billets me touchent et me parlent.

Ce fut une rencontre très émouvante,avec un échange riche, sympathique ô combien, et vous le prolongez par cette publication.

Soyez remerciée.

Amitiés.
Françoise.

Danielle a dit…

Chère Françoise, merci d'avoir osé, sur toute la ligne... Si bien osé.

Je suis heureuse si vous trouvez que mon post ressemble à notre rencontre, je n'ai rien arrangé, j'ai dit les mots que nous avons trouvés pour nous rapprocher...

Merci d'avoir permis cette belle histoire.

Je vous embrasse fort tous les deux.