dimanche 14 mars 2010

les rencontres imprévues...mais attendues !


















Je ne sais comment c’est pour vous ? Mais pour moi, une rencontre inattendue c’est toujours un évènement, dans la vie. Ah oui! Ah bon!, un évènement ?

Un petit évènement qui remplit d’émotion toute ma journée…

Dans l’autobus, dans le métro, au bistrot, aux magasins, n’importe lesquels, dans la rue, je rencontre toujours quelqu’un qui veut bien continuer, sans façon la rencontre de quelques minutes.

Moi, ce sont des moments que j’aime, car je peux me pencher sur la vie d’autrui, et on finit souvent par se pencher ensemble.

Dans l’ascenseur c’est bref, mais ça peut être intense, le temps, la santé, les problèmes de l’immeuble, il y en a des choses à maltraiter.

La recette de la rencontre, je ne la connais pas bien, mais j’y mets beaucoup du mien, je m’approche et je lance un mot ou deux, ça résonne souvent à pic.

Souvent j’ai pleuré après la rencontre, c’était tellement émouvant et sincère, et je suis toujours concernée. La vie des autres ça ressemble souvent à la mienne, pas la même histoire, mais des petits bouts, pareils.

Avez-vous jamais rencontré une personne qui vous dit, comme ça, sur le trottoir, devant le rayon de légumes, chez le boulanger, partout où on ne fait pas salon, où l’on peut passer sans se voir,sans s’entendre surtout: qu’elle souffre, qu’elle a perdu un parent, qu’elle n’a plus d’enfant, qu’elle a mal et ne sait comment guérir de son mal, que la vie n’est pas bien faite, que rien ne changera pour elle ??

Alors moi j’écoute jusqu’au fond de moi, toutes ces détresses, ces petits malaises, ces inconvénients de la vie, des plus petit tourbillons au plus grand cataclysme, se sont parfois les mêmes mot qui nous servent.

Un jour à la campagne, j’ai rencontré une personne qui aimait beaucoup les fleurs, elle en avait mis partout dans son jardin, dessous, dessus, devant derrière, pas un pouce de terre sans couleurs…mais dans son cœur, c’était tout gris, par de place pour l’arc-en-ciel. Je suis restée longtemps, à côté d’elle, nous avons bu le café, j’ai pas bougé le petit doigt de peur d’effrayer l'envol de ses paroles…si douloureuses, si libres. Au bout de ce temps magique d’épanchement, le café bu, je suis repartie, dans les fleurs, j’ai fermé la porte de son Paradis végétal...


Tout est si près de se dire, quand on marche dans la rue, tout est si près de déborder, dans les paroles d’inconnus, il faut être attentif, ça peut toujours m’arriver… Peut-être pour vous aussi ?

la Visitation, de Bill Viola (photo) est une des plus belles rencontres faite avec un artiste, au delà des mots, bien sûr, mais dans l'admiration totale.

3 commentaires:

norma c a dit…

Il y a un très beau poème, une très belle chanson, devrais-je dire, de Georges Brassens qui illustre parfaitement ce qe tu as si bien écrit là : "les passantes".

Anne a dit…

Votre texte est très émouvant, sincère et beau. Vous offrez avec beaucoup de coeur votre disponibilité, vous êtes à l'écoute des autres et cette ouverture, cette tendresse, incitent à la confiance et à la confidence. D'où la profondeur et l'intensité de ces rencontres, même si elles sont parfois brèves. Vous avez toute mon admiration.
Anne

Danielle a dit…

Norma, je viens d'aller écouter Brassens, très beau moment...

et Anne, merci aussi de passer par chez moi...et d'êtres émues...